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Elle me dit de venir, qu’elle a une surprise pour moi. J’entre dans le salon, et il y a cet appareil, sorte d’accessoire de menuisier ou d’instrument de torture sorti d’une autre époque. Elle m’adresse un sourire évasif. «Et puis, ma belle, qu’est-ce que tu en penses?» Je soupire, traversée par une vague d’anticipation mêlée d’appréhension, comme chaque fois que je devine qu’elle a des projets pour moi. Je m’approche de l’appareil. «Est-ce que je peux toucher, Maîtresse?» Son sourire s’élargit. «Bien sûr. Tu y toucheras tôt ou tard, alors autant commencer tout de suite.» Je souris aussi, sans trop savoir pourquoi je le fais. J’effleure le métal de l’instrument. C’est un appareil d’environ un mètre de haut, posé sur de solides roulettes. La base est faite de bois, et de cette base partent quatre poteaux de métal, ornés de toute une série de pièces métalliques et d’une seconde plaque de bois. Le tout ressemble à une sorte d’étau. Un étau qui pourrait accueillir un corps humain. Il y a des chaînes, également, et des cordes, et des pinces, dont je me doute bien qu’elles ont leur utilité. Je suis parcourue d’un frisson qui me laisse le sexe tout humide. Je suis complètement nue à l’exception de mon collier, alors je sais qu’elle peut apercevoir les traces de mon excitation.

Elle se penche vers moi et, tout près de mon oreille, elle dit tout bas, tout en posant la main sur mes fesses: «Est-ce que tu aimerais que je t’installe sur cet appareil?» Je ne suis pas certaine de le désirer, mais je sais que, elle, le veut, et cela me suffit pour sentir mes muscles ramollir un petit peu et pour répondre: «Oui, Maîtresse.» Mais je ne peux pas la tromper, bien sûr. «Est-ce que tu as peur, ma belle soumise?» Je hoche la tête et parviens à articuler: «Oui, Maîtresse, un peu.» Se plaçant juste devant moi, elle prend ma tête entre ses mains afin que je la regarde bien dans les yeux. «Mais tu vas le faire, si je te le demande, n’est-ce pas?» Je cède, je craque, je m’abandonne, comme chaque fois. Si elle ne tenait pas mon visage, je tomberais à ses pieds et je la supplierais de m’utiliser encore cette fois, une fois de plus, une fois parmi tant d’autres. Je me contente de la regarder, le souffle coupé, et d’acquiescer. Elle esquisse un de ses petits sourires, et dans ces sourires je me perdrais pour toujours.

Elle va vers l’appareil et soulève les deux parties supérieures, soit un carré constitué de tubes de métal et une plaque de bois. Elle fouille dans une de ses poches et, après l’avoir lubrifié, pose un dilatateur anal sur la base de l’instrument. «Pour commencer, viens t’asseoir entre les tubes de métal, ma chérie, et fait bien entrer le plug dans ton anus de soumise.» D’une démarche mal assurée, mais aussi commençant à être passablement excitée, je vais vers l’instrument. Je me glisse au milieu des tubes, les jambes écartées entre les deux tubes de devant et les deux autres derrière, et je me laisse doucement descendre sur le dilatateur. Je pousse un soupir lorsqu’il parvient tout au fond. J’aime sentir mon anus ainsi envahi. Je lève les yeux vers elle et je lui souris. «Est-ce que tu es bien installée? Est-ce que tu es prête à continuer?» Je réponds que oui. Je suis un peu à l’étroit entre les tuyaux, mais je me sens à l’aise, et j’ai confiance en ma Maîtresse. Elle sourit et saisit la plaque de bois, qu’elle remet en place et fixe à l’aide des vis prévues à cet effet. Cette partie a un trou réservé pour ma tête, mais elle se referme à l’arrière par une pièce munie d’un appui-tête, enserrant mon cou et l’empêchant de basculer. Je me retrouve prisonnière d’une boîte ouverte sur ses quatre faces latérales, sorte d’instrument de magicien pervers, avec la tête sortant d’une plaque de bois, comme offerte en pâture. Elle surmonte le tout des tuyaux restants, utilisant encore une fois des vis pour les retenir en place.

Elle me regarde, avec une expression impénétrable. «Je crois que, à ce stade-ci, nous devrions immobiliser tes bras, tu ne crois pas?» Elle va derrière moi et m’ordonne de placer mes mains derrière mon dos. Avec les chaînes et les bracelets fixés aux tuyaux, elle m’attache les poignets l’un à l’autre, et les accroche à la base de l’instrument. Je me sens de plus en plus impuissante, la tête emprisonnée dans un carcan, un dilatateur dans l’anus, les bras attachés dans le dos. Elle me considère d’un air satisfait et dit: «Bon, maintenant on va pouvoir commencer.» Bien sûr, cette position dans laquelle je me retrouve n’est sans doute que le début d’une longue séance de soumission. Elle passe sa main sur mon visage, sur mes seins, sur mon ventre, et je frémis. «Tu es belle, tu sais, mais tu le seras encore plus lorsque j’aurai terminé. Tends-moi ton pied droit.» Elle prend une autre paire de menottes de métal et me passe un anneau autour de la cheville. Puis, elle me dit de tendre l’autre pied et fait de même avec la cheville gauche. Ensuite, doucement, elle soulève mes pieds, réveillant la sensation de pénétration dans mon anus. Je pousse malgré moi un soupir, et elle sourit fugitivement. Elle me tire les pieds vers le haut jusqu’à ce que mes talons soient au niveau de mon ventre, puis elle accroche la chaîne à un crochet rivé à la plaque supérieure. Me voilà ainsi offerte, le sexe encadré par les deux tuyaux verticaux et les deux plaques horizontales, comme une cible. «Qu’est-ce que tu veux que je remplisse en premier, belle salope, le trou du bas ou le trou du haut?» fait-elle de sa voix douce et ferme. Je secoue la tête et lui dis de remplir ce qu’il lui plaira. Elle se penche vers moi et, dans un trou ménagé à cet effet dans la partie transversale qui se trouve tout au bas de l’appareil, près de la base, elle glisse un objet de plastique noir et l’appuie sur mon sexe. En jouant avec les vis, elle l’insère à l’entrée de mon vagin. Je sais que celui-ci est lubrifié par mon désir et que l’objet s’y glissera facilement. Pourtant, j’émets une sorte de hoquet lorsqu’elle pousse dessus tout d’un coup, l’enfonçant tout au fond. Puis elle le rive en place.

Je me sens remplie à pleine capacité, à la fois par le dilatateur et le godemiché qu’elle vient d’introduire dans mon corps. Le dilatateur est fait d’un matériau souple, mais le gode est bien rigide et appuie fermement sur les parois de mon vagin. J’essaie de m’installer plus confortablement, mais c’est difficile de le faire avec les mains retenues derrière le dos et les jambes immobilisées. Je n’ai d’autre choix que de m’abandonner, de livrer tout mon corps à ma Maîtresse jusqu’à ce qu’elle se soit bien servie de moi. Et en cédant à cet abandon, je sens mon sexe s’humidifier de plus belle. Elle prend un autre objet oblong qui ressemble aussi à un godemiché. Mais cette fois elle l’insère tout en haut de l’instrument, à la hauteur de ma bouche. Cependant, elle ne le glisse pas tout de suite entre mes lèvres. Avant, elle prend les deux pinces suspendues par une chaîne aux deux tubes du devant et, d’une main experte, les fixe à mes mamelons, en tournant la vis doucement, jusqu’à ce que je ressente comme une brûlure. Je serre les lèvres. Puis, elle tire sur mes mamelons et les garde bien pointés en ajustant la longueur de la chaîne. «Je vais remplir ta bouche, maintenant, mais avant je veux que tu me dises comment tu te sens.» Je me sens vulnérable, à la merci de ma Maîtresse. Je me suis laissée attacher par elle, et maintenant je sais qu’elle va faire de moi ce qu’elle veut, aussi longtemps qu’il lui plaira. Oh, je me sens si pleine, mon anus et mon vagin sont remplis à craquer, mes seins brûlent, je suis son objet, sa chose, et pourtant, je la désire, je souhaite qu’elle continue à profiter de ce corps que j’ai remis entre ses mains. Je lui réponds que je me sens bien, j’esquisse quelques explications, mais les mots sont si impuissants à décrire tout ce que je ressens! Toutefois, elle hoche la tête, elle a compris, elle sait que toute la soumission du monde était sous-entendue dans ces mots. Et, d’un geste assuré, elle m’emplit la bouche et immobilise le gode en place.

Je ne peux pratiquement pas bouger et, pourtant, lorsque j’esquisse un geste, je suis torturée de partout, par le plug qui travaille mes intestins, par le godemiché qui appuie sur les chairs sensibles de mon vagin, par les pinces qui tiraillent mes seins, par le cylindre qui m’emplit la bouche jusqu’au fond. Toutefois, malgré l’inconfort ou à cause de celui-ci, je suis littéralement balayée par des vagues d’excitation qui me font pratiquement surfer à la surface de mon corps. Elle se penche vers moi et passe sa main sur mon visage, sur mes lèvres distendues, sur ma poitrine, jouant au passage avec les pinces, sur mon ventre, jusqu’à mon sexe gorgé de fluides. Je voudrais qu’elle mette sa main entre mes lèvres, qu’elle caresse mon clitoris, mais elle se redresse et, sans mot dire, fait rouler l’appareil à travers le salon. Immobilisée et impuissante, clouée en place, je me sens comme un article qu’on trimballe d’une pièce à l’autre.

De fait, elle immobilise l’instrument près de son fauteuil préféré. Puis elle va dans un coin de la pièce se servir une liqueur, qu’elle dépose sur la tablette supérieure de l’appareil comme si ce n’était qu’une vulgaire table. Ensuite, elle sort un livre, qu’elle se met à lire en le tenant d’une main, caressant mes cheveux de sa main libre. De temps à autre, elle se prend nonchalamment une gorgée de liqueur, sans plus me porter attention que si j’étais, effectivement, une table à café.

Je souffre et sens croître l’excitation en moi; je me sens ignorée et pourtant je sais qu’elle tire un grand plaisir à me savoir là auprès d’elle. Je pousse un soupir, que n’étouffe pas tout à fait le godemiché. Elle me regarde d’un air bienveillant et pose son livre. «Tu es un joli objet, tu sais? Oui, vraiment, j’ai eu du goût lorsque je t’ai acquise !» Elle se lève se penche vers moi, et passe sa main sur les appareils de métal et de bois qui m’entourent, m’effleurant au passage nonchalamment, comme si je n’étais autre chose que du matériau inerte. Mais je ne suis pas inerte, bien sûr, et toute ma peau se hérisse de chair de poule. «Est-ce que tu aimerais que je me serve de toi?» Je ne peux pas répondre, bien sûr, mais je gémis doucement. Elle me fait rouler jusqu’à ce que je sois devant le fauteuil, s’y assoit et croise ses jambes de manière à ce que son pied soit juste au niveau de mon sexe. Tout en gardant son pied immobile, elle fait aller et venir le chariot où je me trouve, de sorte que mon clitoris entre en contact régulier avec ses orteils. Je geins de plus belle, tout le sexe en éveil. Elle ne me quitte pas du regard, mais moi je ferme les yeux malgré moi, en proie à une souffrance délicieuse et qui semble ne pas avoir de fin. Mais elle s’arrête, avant que ma jouissance ait atteint son paroxysme. Malgré moi, je soupire d’exaspération et ouvre les yeux. Elle se lève.

«Il serait plus convenable que je prenne un peu de plaisir sur toi avant de, peut-être, consentir à t’en donner. Qu’en penses-tu, soumise?» Je cligne des yeux en signe d’approbation, en proie à une frustration intense au niveau de mon sexe, prête à consentir à tout.

Elle baisse son pantalon et sa culotte devant moi, et je constate que, elle aussi, est humide de convoitise. Oh, qu’est-ce que je ne donnerais pas pour avoir le droit de lécher ce sexe odorant de désir, pour y plonger ma langue, pour y enfouir mon visage. Mais elle est la Maîtresse et je suis la soumise, et ces choses-là n’existent que comme un potentiel pour moi, alors que mon corps, pour elle, est un territoire conquis. Elle écarte les lèvres de son sexe et s’avance vers mon visage. Son sexe butte sur l’obstacle que constitue le godemiché, et sur cet obstacle elle se caresse, ondulant, faisant aller et venir son bassin de manière à caresser son clitoris. Plus que le dilatateur qui m’emplit l’anus, plus que le cylindre qui viole mon sexe, plus que les pinces qui torturent mes seins, le fait de la savoir si près, prenant du plaisir devant moi, sans me toucher ni me laisser la toucher est pour moi un supplice. Et pourtant, la vue de son sexe m’excite tant! C’est comme si tout l’intérieur de mon ventre ramollissait et se répandait dans mon sexe, pour s’y ruer en un désir violent, immense, absolu, comme si tout mon corps se tendait vers elle et la suppliait de l’aspirer. Et je la vois venir devant moi, je la vois jouir, le clitoris gorgé d’excitation, puis se rétractant pour laisser place à son plaisir, et je jouis presque, moi aussi, emprisonnée dans mon étau de soumise. S’il vous plaît, venez dans ma bouche, ai-je envie de lui crier !

Elle se redresse, mais ne remonte pas son pantalon et sa culotte. Elle les retire plutôt complètement, et la vue de ses cuisses lisses, de ses jambes à la peau si douce, fait monter encore d’un cran ma soif d’elle. Lentement, elle enlève le cylindre noir qui occupe ma bouche. «Est-ce que tu as aimé me voir prendre du plaisir devant toi, ma jolie, est-ce que tu aurais aimé me toucher?» Je dis oui, la bouche un peu raidie d’avoir accueilli le godemiché si longtemps. «Est-ce que tu aimerais m’avoir en toi, soumise?» Encore une fois, j’acquiesce, et j’en ai les larmes aux yeux. Elle retire la partie supérieure de l’instrument, celle composant un carré fait de tubes de métal. Et elle se glisse entre les tuyaux, de sorte que son sexe se trouve juste un peu au-dessus de ma bouche. De si près, je peux humer son odeur, celle d’une femme qui a joui, qui a tiré beaucoup de plaisir à se faire jouir devant sa soumise impuissante, et je suis balayée par l’orgueil d’être cette soumise. «J’ai besoin d’uriner, soumise, est-ce que tu as une solution à me proposer?» La soif d’elle se renouvelle dans mon corps et me laisse pantelante, les yeux à demi fermés. Mais j’arrive à articuler: «S’il vous plaît, Maîtresse, servez-vous de moi, pissez dans ma bouche.» Et ces mots qui en d’autres moments me paraîtraient invraisemblables sont à ce moment les seules paroles sensées que je puis trouver. Elle entrouvre ses lèvres et c’est le signal pour que j’ouvre la bouche. Et, bientôt, un liquide chaud et familier coule dans ma bouche et se répand sur mon menton, s’infiltre dans ma gorge et se répand sur ma poitrine, et je bois à la source de ma Maîtresse qui m’abreuve, je me soumets à ma Maîtresse qui me domine et tout est dans l’ordre des choses. Et mon sexe est tout trempé ! Après il me faut encore la lécher afin de la nettoyer bien soigneusement, et la saveur de son urine se mêle à celle de sa cyprine encore toute fraîche et renouvelée, je crois, par l’excitation d’avoir pissé en moi. J’ai l’impression que tout mon sexe va éclater tant c’est puissant. Elle le devine et se penche vers mon entrejambe offert. De sa main, elle caresse mon sexe ruisselant. Je gémis sourdement, la suppliant du regard de ne pas, cette fois, laisser mon désir en plan. Elle sourit. Lentement, elle desserre les vis qui retiennent le godemiché plongé dans mon sexe. Celui-ci est donc libre d’aller et venir librement en moi. Elle s’en saisit et le retire de mon vagin puis l’y replonge d’un coup, puis une fois encore, poursuivant ce manège dans un mouvement régulier, qui ne s’accélère qu’imperceptiblement au fil du temps. Je geins et je sanglote, je ne veux pas que ce mouvement cesse, c’est trop bon. Sans interrompre son geste, elle me dit «Est-ce que tu aimerais que je t’autorise à jouir, maintenant?» et je crie «Oui Maîtresse, s’il vous plaît!» en haletant. Et elle intensifie ses poussées en moi, et mon plaisir s’accroît, je vais devenir folle, si elle ne me permet pas de jouir je vais mourir, et au moment où j’ai l’impression que mon corps n’en peut plus de contenir toute cette faim, elle retire d’un coup les pinces qui retenaient mes seins et elle me dit: «Jouis, soumise, jouis pour ta Maîtresse.» Et je viens, je jouis dans un grand frisson, je suis fouettée par une rafale de plaisir qui fait trembler tout mon corps, qui le fait tressauter sur le dilatateur, entre les tubes de métal, sur la plateforme de bois, engoncé dans son carcan, et je pleure parce que la sensation d’intense présence ne cesse pas, perdure dans mon corps, alimentée par ma Maîtresse. Et je me répands en une jouissance décisive.

Lentement, la sensation se résorbe, mon corps se détend, s’effondre sur lui-même. Mes pensées reprennent leur place en moi. Je reste la tête posée sur l’appui-tête du carcan de bois, les bras mollement retenus dans mon dos, les jambes détendues dans leurs bracelets de métal, l’anus tranquillement arrondi autour du dilatateur. Très vite, elle va derrière moi et défait le carcan pour me le retirer. Puis, elle libère mes poignets et mes chevilles. Elle enlève aussi complètement les tuyaux de métal qui composaient la partie verticale de l’instrument, et m’aide à descendre de la basse plateforme. Elle me fait asseoir sur le sol et s’assoit derrière moi. Elle m’appuie sur elle et passe ses bras autour de mon corps. Tout ce que je voudrais en ce moment, c’est qu’elle me berce doucement contre elle et me dise qu’elle m’aime comme je l’aime.

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Je m’apprête à animer un atelier d’écriture érotique lors de l’événement An Unholy Harvest (ce qui peut se traduire par : «Une moisson impie»), un weekend cuir/BDSM pour femmes et personnes transgenre qui a lieu tous les ans à Ottawa (Canada). Cela fait bien longtemps que je n’ai pas eu la chance de donner un atelier d’écriture, et ce sera le premier que je donnerai à Harvest!

En français, mon atelier pourrait s’intituler «Plongeons créatifs au coeur de la friction» et se décrire ainsi:

  • Vous ressentez probablement déjà une pulsion créative érotique. Vous conservez sans doute, dans vos cahiers mentaux ou émotionnels, de ces histoires toutes spéciales dont vous êtes le personnage principal et dont vous et peut-être un public trié sur le volet êtes les destinateurs et destinatrices. En tout cas, c’est mon cas. Ces histoires qui nous font mouiller ou bander, nous les nommons fantasmes. Certains et certaines d’entre nous, toutefois, ressentent le besoin de partager ces histoires, de transformer ces scènes sexy décousues en fictions complètes destinées à un lectorat plus vaste. Une histoire érotique, par opposition à nos fantasmes intimes, est conçue pour titiller l’imagination sexuelle des autres lecteurs et lectrices. Cet atelier vous aidera à convertir ceux-ci (les fantasmes) en celles-là (les histoires érotiques), par la voie de brèves présentations suivies d’exercices pratiques fondés sur des techniques d’écriture de base tout comme sur des techniques plus spécifiques à l’écriture érotique. Parmi les éléments abordés dans cet atelier, il y aura: qu’est-ce que la littérature érotique? comment raconter une histoire érotique? qu’est-ce qu’un personnage érotique? comment écrire de manière érotique? comment construire une action érotique? Apportez de quoi écrire et préparez-vous à plonger!
  • Remarque: Vous serez invités-es à partager vos productions lors de la soirée de lecture publique du dimanche soir!
  • Lire la version anglaise de la description de Creative Dives into Friction.

I am facilitating an erotica writing workshop at An Unholy Harvest, Canada’s only annual weekend event for leatherdykes, trans folks and kinky gals of all bent persuasions! It’s been such a long time since I have had the chance to give a writing workshop, and it is going to be my first one at Harvest!

Creative Dives into Friction: An Erotica Writing Workshop
You probably already have the erotic writing drive. You most certainly keep, in your mental or emotional notebooks, those special stories in which you are the main character, and for which you and maybe a happy few are the select audience. I do, anyway! The stories that make us hard or wet we call fantasies. Some of us, sometimes, however, feel the need to share those stories, to turn those hot disjointed scenes into full-length fiction for a larger readership. An erotic story, as opposed to our intimate fantasies, is one designed to titillate other readers’ sexual imaginations. This workshop will help participants to convert the latter (fantasies) into the former (the erotic story), using brief presentations followed with practical exercises based on general writing techniques as well as ones that are more specific to erotica. Questions addressed in this workshop will include: definitions of erotica; the telling of erotica; erotic structures; erotic characters; styles of erotica; erotica in action. Bring tools to write and be prepared to dive in!
Note: You’re welcome to share what you’ve produced at the Erotica Open Mic on Sunday evening!

Lire la version française de la description de cet atelier.

I love Halloween, especially because I love to wear costumes–all kind of costumes, fetish or not. One of my favourite costumed party is the Meow Mix Halloween special that I attend every year in Montreal. Hot dykes in hot attire. I love to watch cowboys dance with aliens, giraffes make out with nuns. The following short story was written with that kind of evenings in mind.

She took a fistful of my hair and she pulled my head backward, toward her, until my back was arched and my face was touching hers. Still standing behind me on the dance floor, she brushed her lips on the tender skin of my cheeks, up to my right ear, and whispered: “I think you are in trouble, girl.”

I could not see her clearly, and I did not dare turn my head, but I knew exactly who had grabbed me so firmly and would not let me go. I had spotted her right away, the minute I entered this all-dyke Halloween party. How could I have missed her? There were still a few tables left, but she was just standing there, tall and fierce, in full Halloween butch attire. Only, it did not look like a costume on her. Tonight, she was the knight, dressed in leather and metal, and from her looks, one could tell she was prepared to face the dragon. Or the slutty damsel.

Feeling whorish in my saloon girl costume, I was there, dancing, showing off, revealing half of my tits, the tender skin between the upper band of my fishnet stockings and the seam of my underskirt, which I had rolled up and clipped up each thigh until it barely hid my crotch. The corset that was cinching my waist was putting all the attention on my pulled out buttocks and my pushed up breasts. My outfit made me look like an old fashion whore and made me move and dance like a genuine slut.

She had spotted me too; I knew it from the look on her face. She just stared at me calmly, confidently, as if she knew from the start that she would get me in her bed tonight. Her features remained undecipherable, but I could see her eyes following me as I moved about the room, going to the bar and coming back with a drink, getting up and jumping on the dance floor. All along the way, I knew there were greedy, butchy eyes studying me.

My friends did not feel like dancing, so I joined the wiggling lesbian crowd all by myself. Alone with a hundred of sexy dykes moving to the same beat, I could feel the sexual surge all around me, the collective desires of dozens of horny women, and the deep thrust of techno music into my willing body. Strong rhythms arouse me, and I feel as if I could make out right there on the spot if I met my match on the dance floor.

I knew she was watching. I could sense her. I was not looking at her; my back was turned to her, but still, I was dancing for her, and for her I was moving my ass and rolling my hips and shaking my breast, revealing more of my skin with every step.

“You are a very slutty girl,” she said, still holding my hair. She pressed her body to my butt, rubbing herself against my whore’s outfit. I resumed dancing, but I could not move much with her holding me so tightly. Finally, she added: “Perhaps you thought you could get away with teasing me the way you did, but girl, I’ve got news for you.” She let go my hair, grabbed the back of my neck with her strong, gloved hand, sending shivers down my whole body. Again, she pressed her mouth to my ear and said: “Do you want to follow me to see what I do with slutty girls who tease me?” The tone of her voice, the inflexibility of her grip made me weak in the knees. Without a word I let her guide me across the dance floor.’

I was led outside of the big hall, to a smaller room that was not used for the party. The tables and chairs had been piled up randomly in a corner, and the whole place was covered in dust. She turned me around and pushed me against the closest wall, and she stayed there, one meter away from me, staring at me. She was not holding me, I could have run away if I had wanted to, but I didn’t move, of course, and remained with my back to the cold surface, staring back. I knew I had a defiant look in my eyes. Looking at her watching me, I felt sluttier than ever.

“Lift up your skirt, slut, so I can have a full view of what you’ve been trying to show me all night long.” I raised my silken underskirt. “Higher,” she said, “so I can see your goodies.” I pulled on the skirt, aware that, since I had not bothered to put on some panties that night, she could see my bare sex, my pussy that had been more and more moist from the moment she got close to me on the dance floor. Now, following her orders, I had the impression that it was dripping wet. She gave an appreciative nod. “Spread your legs, and show me that cunt of yours. Wider, I know you can do it, can’t you, whore? I bet you do this all the time.” I caught myself moaning as she said that, and my head went light. Holding my skirt, I opened my legs and I stared at her with a seductive half-smile. “Put one hand between your legs and open your slut’s lips for me.” I knew I should not do that; I should not expose my sex in front of that stranger, in that public place where anybody could have shown up at any moment. However, I obeyed. I spread my legs even wider and, bending my knees a little bit, I put my fingers between my thighs. Oh, my pussy was indeed very wet, and this was all making me quite horny. Suddenly, I wanted her to fuck me right then and right there, to take me like a female in heat, to screw me like a bitch. She took two steps closer to me, her body almost touching mine. “Take out your tits, they’re almost showing anyway.” Complacently, I lowered the short sleeves of my blouse, and I showed my breast. “Raise your arms over your head.” Again, I obeyed. “That’s a good girl. Now, don’t make a single move,” she ordered. She leaned over toward me, with her hands on each side of my body, with her face just one millimeter from mine. She moved her lips over my cheeks, my chin, my mouth, without touching me. “You know what we’re gonna do, hon?” she said, still teasing me with her mouth. “We’re gonna teach the little whore a lesson she won’t forget. What do you think?” I sighed as my head started spinning again.

Her mouth moved from my face to my neck, where I could feel her hot breath, then to my tits. I wanted to move, to reach for her mouth, but I knew better. “And why exactly am I going to teach you a lesson, tell me?” She was moving her mouth from my nipple to the other, still not touching me. I was desperate to feel her touch. Suddenly, with her two hands, she reached up, took my nipples and pinched them cruelly. “I asked you a question, whore. Why do you need a lesson exactly?” I gasped and I moaned, and as my reply did not come quickly enough, she pressed my nipples harshly between her thumb and her forefinger while pushing her knee between my thighs. My legs were suddenly feeble. When I replied, it was a heartfelt answer, but also a question.

“Because I’m a dirty little whore?” I said tentatively.

She gave a cold smile.”Oh yes, she said, you are a dirty little whore. But I’m gonna teach you a lesson because I feel like it, that’s all. I enjoy teaching lessons to dirty girls like you. And I have the feeling that this is what you’ve been seeking all night long, isn’t it? All night you’ve been asking to get your little ass red, and I’m gonna give you what you want.”

The image of her spanking me left me voiceless again. I remained there, with my skirt in the air, exposing my cunt, horny, aroused and moaning. She made a serious smile again, looking at me straight in the eyes.

“Go to that table,” she said, gesturing toward the corner of the room where the furniture was piled up. “Bend over putting you palms down on the table. Open your legs.” I obeyed. I walked to the table and, bending, I placed my hands on either side of my head. And I waited there like a very obedient little girl. She was taking her time. I could not see her, but I knew she was standing there, observing me. Suddenly, she lifted my skirt and drew it over my butt for my ass to be exposed. I felt the chilly air of the room touch my warm skin. She put one hand on the back of my neck; securing me down on the table as she gently started stroking my ass cheeks with her other hand. Again, I moaned. “You like to offer your ass to strangers, don’t you? I bet you’re the kind of whore who’d do it for free.”

The first spank came as a surprise in spite of my building expectations. My body jerked, but she was holding me tight. She spanked me again and again, making my body bounce, making me moan. She was still wearing her gloves, and the harsh touch of the leather was both an agony and a delight. Pausing, she caressed my offered butt, and again she hit it hard with her full hand. She kept on spanking me at a regular pace, alternating between quick dry strokes and more gentle caresses. I was panting, and I knew my pussy was dripping. Waves of pleasures and pain were running through my whole body. Soon, my cheeks were burning, but she was holding me down with a firm hand, and I could not slip away, even if I had wanted to. She stopped and went behind me. She pressed her body against me and, through the leather of her costume, I could feel her cock rubbing against my buttocks. I groaned a low and needy groan. “You want it, slut, don’t you? You want it up your ass. Tell me you want it!” And I said yes, I wanted it, I needed it more than anything, I wanted her to fuck my ass. She slipped her gloved forefinger between my legs. The feel of the leather on my tender lips, so close to my pussy, made me quiver. I wanted more and I tried to push my body toward her hand. She slapped my ass harder than ever. She took my hair, raising my head a little bit from the table, and looked at me in the eyes. “What do you think you’re doing, slut? You think you can go and fuck yourself on my hand at will? Not until I’m done with you. And then, I just might let you get some pleasure. If you’ve been a good girl, and if I feel like it.” I gave a silent whine. She let my head go. “Now, stay still. Your ass isn’t red enough for my taste.”

I heard the sound of leather against leather. She lifted my head again and I saw what she was holding. She had taken off her large leather belt and had folded it in two. “You know what I’m gonna do with this, don’t you?” I nodded. I knew she could read the combination of fright and excitement in my eyes. “You want it, don’t you? Tell me!” Again, I agreed: “Oh, please, yes, whip my needy ass with your belt, I deserve it!” She looked puzzled. “You deserve it?” she said. “Why is that?” I sighed and I broke out:

“Because I’m a slut and I like it rough and hard, and because I need to feel my ass burning from your touch. Please, whip me until my skin is burning red!”

She went behind me, ordering me to lay still. With her feet, she opened my legs wider so my pussy felt like it was freely exposed between my thighs. And she hit me with the belt. She started with my cheeks. I wasn’t beaten hard, but each stroke on already red skin hurt me more. She was hitting not only my butt, but my thighs and the tender skin between my legs, and soon she was also whipping my pussy lips. I was whining, trying to remain silent after she ordered me to. I was also tremendously aroused, and I knew my pussy was soaked, as I could feel the juice running down my legs. And she kept on using the belt until I almost came. When she felt I was on the verge of an orgasm, she stopped. I moaned a helpless moan.

She ran her leathered hand on my buttock, nourishing the feeling of the spanking and the whipping, spreading the heat. “This is a good girl,” she said. “You took it so well. But now that you got what you wanted, you have to thank me. Get up.” I got up and she forced her way between my body and the table. “On your knees, girl, I want to see how good you are at thanking your benefactor.” I got down on my knees, my head at the level of her crotch. “Undo the buttons and see what I have for you.” I opened her pants and found a huge silicone cock. I looked up at her, as if I did not know what to do next.

“What are you waiting for, whore? You wanna pretend you don’t know what to do with this anymore? Put your hands behind your back and open your mouth. I’m gonna show you.” I obeyed clasping my hands behind my back and opening my mouth. Holding the cock with one hand, she took my head with the other and pushed me toward the cock, until it touched the back of my throat. I choked. She smiled. “Yeah, I like it when you choke, it shows me you wanna do a good job for me. Now suck!” She started plunging the cock in and out of my mouth. I had no choice but to suck, to take it deep into my throat, although it made me gasp and `gag. The strong thrusts into

my mouth made me drool, and I had saliva running down my chin, my neck, and my cleavage. Tears were filling my eyes every time I choked. But I was sucking like a good girl, thanking my benefactor with a first class blowjob, a blowjob she took from the toy between her legs It all aroused me so much, to a point that I was about to come when she came in my face, with her rubber cock still in my mouth.

She let go of my head and leaned back on the table. I stayed on the floor, kneeling, watching her between my half-closed eyelids. Finally, she regained her composure and looked at me. “Get up, whore, the night isn’t over yet. You like to dance? So let’s go back to the party.” I got up. “But first, she said, I’m going to show you something.” She led me to the washroom, at the back of the unused hall. It was empty, of course, when dozens of women were queuing in front of the other washroom, where the party was held. There was a mirror in the room, and she made me stand in front of it. I was a mess! My hair was disheveled, splayed all about my shoulders. My makeup was ruined: I had mascara running down my cheeks and my lipstick was spread all around my mouth. When she lifted my skirt over my butt, I could see how red and marked it was from the spanking. There was also the wet, sticky spot my juice had left on my stockings between my legs. I smelled like sex and sex was spelled all over my body.

“So, what do you think, whore?” she asked. I looked at her and said: “Well… huh… I’m a mess.” I smiled shyly. She smiled back.

“You look just perfect. You look like the perfect whore you are, a cheap whore who’s met her first client of the night. Now, come back to the party with me and I’ll try to figure out how I could use you some more in the course of the evening.” I followed her, wiggling my red and greedy ass, my cunt a big, empty, needy hole in the center of my body. “Come with me”, she had said, and I did.

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