Voici un petit texte que j’ai écrit en 2006 et qui traduit une certaine attente…

Le sexe en feu et l’esprit en déroute, il n’y aurait pas d’eau assez fraîche pour éteindre mon avidité brûlante, je rampe comme une chienne en chaleur sur le parquet de bois, le bâillon me scie la bouche, mon collier me serre le cou, mais je ne sens que le désir qui m’empoigne la vulve comme une grosse main ardente, je veux qu’elle me touche, je veux qu’elle s’immisce en moi, je vendrais mon âme pour que sa main me pénètre jusqu’au milieu du ventre et s’y installe, y reste pour toujours, et je me traîne en rut dans l’appartement, pressant mes seins durcis sur le sol dur, appuyant mon sexe sur le plancher pour l’estomper, mais le désir est trop terrible, le besoin est trop grand, je veux trop d’elle en moi, je ne suis pas assez grande pour toute l’accueillir, je suis trop petite devant elle, j’ai trop faim et trop soif de ses coups et de ses coups de cœur, je veux l’avoir sur moi et partout, elle est loin, de l’autre côté de la pièce et du rêve, je glisse mon corps vers elle qui me guette, le chemin est long dans mon excitation sans trêve, mes mains dans mon dos sont si peu près de l’eau qui ruisselle au milieu de moi, elles ne peuvent l’éponger, elles ne peuvent qu’onduler vainement au rythme de mon corps, qui s’avance, qui m’approche enfin d’elle qui ne m’a pas quittée des yeux, son corps est une oasis où je me jetterais si elle n’était pas imprenable, me voilà, Madame, je reste la joue posée sur son pied, ma bouche entravée bavant mon désir, le corps tremblant d’une jouissance refusée, différée, à l’absence prégnante, puis, lentement, elle me fait remonter sur son pied de ma bouche à mon sexe en passant par mon cœur son pied est entre elle et moi comme une entremetteuse perverse, qui se joue de moi, qui ne me donnera pas tout, pas tout de suite, qui me laissera couler, sombrer dans ma luxure torride avant de se mettre en marche, de s’agiter à ma surface, avant de se saisir de mon sexe et de le torturer un peu, avant de m’autoriser à tirer profit de sa présence, avant de me laisser venir à elle, sur elle, sur son pied, son piédestal.

Toute reproduction interdite sans le consentement de l’auteure.
z.beline ©2006-2010

Le sexe en feu et l’esprit en déroute, il
n’y aurait pas d’eau assez fraîche pour
éteindre mon avidité brûlante, je rampe
comme une chienne en chaleur sur le
parquet de bois, le bâillon me scie la
bouche, mon collier me serre le cou,
mais je ne sens que le désir qui
m’empoigne la vulve comme une grosse
main ardente, je veux qu’elle me touche,
je veux qu’elle s’immisce en moi, je
vendrais mon âme pour que sa main me
pénètre jusqu’au milieu du ventre et s’y
installe, y reste pour toujours, et je me
traîne en rut dans l’appartement,
pressant mes seins durcis sur le sol dur,
appuyant mon sexe sur le plancher pour
l’estomper, mais le désir est trop terrible,
le besoin est trop grand, je veux trop
d’elle en moi, je ne suis pas assez
grande pour toute l’accueillir, je suis trop
petite devant elle, j’ai trop faim et trop
soif de ses coups et de ses coups de
coeur, je veux l’avoir sur moi et partout,
elle est loin, de l’autre côté de la pièce et
du rêve, je glisse mon corps vers elle qui
me guette, le chemin est long dans mon
excitation sans trêve, mes mains dans
mon dos sont si peu près de l’eau qui
ruisselle au milieu de moi, elles ne
peuvent l’éponger, elles ne peuvent
qu’onduler vainement au rythme de mon
corps, qui s’avance, qui m’approche
enfin d’elle qui ne m’a pas quittée des
yeux, son corps est une oasis où je me
jetterais si elle n’était pas imprenable,
me voilà, Madame, je reste la joue posée
sur son pied, ma bouche entravée
bavant mon désir, le corps tremblant
d’une jouissance refusée, différée, à
l’absence prégnante, puis, lentement,
elle me fait remonter sur son pied de ma
bouche à mon sexe en passant par mon
coeur, son pied est entre elle et moi
comme une entremetteuse perverse, qui
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se joue de moi, qui ne me donnera pas
tout, pas tout de suite, qui me laissera
couler, sombrer dans ma luxure torride
avant de se mettre en marche, de
s’agiter à ma surface, avant de se saisir
de mon sexe et de le torturer un peu,
avant de m’autoriser à tirer profit de sa
présence, avant de me laisser venir à
elle, sur elle, sur son pied, son piédestal.
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